Une nouvelle analyse comparative met en lumière la répartition des écosystèmes culturels et artistiques sur le territoire français. La Rochelle est en tête.

L’étude Adobe Creative Cities Index 2026, qui a passé au crible 95 communes à travers 22 indicateurs distincts (incluant les agences créatives, le street art, les musées ou encore l’offre de spectacles), « bouscule les idées reçues sur la suprématie culturelle des grandes métropoles », assurent les auteurs de cette étude. « Les conclusions de cette enquête démontrent qu’une population modérée peut tout à fait rimer avec une concentration exceptionnelle de ressources créatives. »

Le podium

Le classement s’appuie sur des données proportionnelles à la population ou à la superficie afin de mesurer la densité réelle des initiatives locales.

La Rochelle (première- 68,42/100) : La cité rochelaise domine le classement national. Selon l’étude, elle se distingue par une concentration d’agences créatives s’élevant à 467,42 pour 100 000 habitants, soit plus du double de la moyenne parisienne. Les commerces créatifs y sont également très représentés (81,34 pour 100 000 habitants), tandis que le patrimoine se traduit par 21,85 musées pour 100 000 habitants et une forte présence de street art (31,74 œuvres pour 10 km²).

Bordeaux (seconde- 67,33/100) : Située à un peu moins d’un point de la tête, la préfecture de la Gironde affiche l’un des taux de street art les plus élevés du panel avec 53,81 œuvres pour 10 km². L’offre de visites y est particulièrement développée, atteignant 55,44 propositions pour 100 000 habitants.

Versailles (troisième- 65,03/100) : La ville yvelinoise complète le trio de tête grâce à une forte composante professionnelle. Elle enregistre 58,78 emplois créatifs pour 100 000 habitants, le niveau le plus élevé du trio de tête, et surclasse l’ensemble des trois premières communes en matière de visites culturelles avec un ratio de 298,71 pour 100 000 habitants.

Photo Amanda Bronscheer (juin 2024)