Alors que le centre hospitalier de La Rochelle doit faire face à une nouvelle période de fortes chaleurs, le syndicat Force ouvrière Groupe Hospitalier Littoral Atlantique – Ré Aunis de La Rochelle dénonce une « situation préoccupante des conditions de prise en charge des patients et des conditions de travail des agents. »
« Depuis plusieurs semaines, FO alerte la direction sur les problèmes liés aux installations de climatisation et de rafraîchissement dans différents services de l’établissement« , écrit le syndicat dans un communiqué de presse. « Des équipements étaient annoncés et prévus afin de répondre aux fortes chaleurs. Pourtant, au 12 août 2026, plusieurs services restent toujours dans l’attente de leur installation, malgré les nombreuses relances effectuées par notre organisation syndicale. »
FO s’interroge
« Plus préoccupant encore, certaines installations réalisées ne semblent pas apporter une réponse efficace aux besoins des services concernés. »

FO s’interroge également sur les conditions de réalisation de certains dispositifs et sur leur conformité aux exigences techniques et réglementaires applicables, et donc sur une forme de dangerosité. « Notre établissement bénéficie de financements publics. À ce titre, chaque euro dépensé doit être utilisé de manière pertinente, efficace et dans l’intérêt du service public hospitalier. Lorsque des sommes sont engagées dans des équipements qui ne répondent pas correctement aux besoins, que certaines installations doivent être reprises ou que des services restent sans solution malgré les investissements annoncés, c’est de l’argent public qui est dépensé en pure perte. »
Transparence
FO demande « que toute la transparence soit faite sur : le coût des équipements et installations réalisés ; les entreprises et prestataires intervenus ; les conditions de réalisation des travaux ; la conformité des installations ; leur efficacité réelle dans les services ; et les dépenses supplémentaires qui pourraient être nécessaires pour corriger les dysfonctionnements. »
« Pendant ce temps, les personnels continuent de travailler dans des conditions difficiles et les patients sont directement exposés aux conséquences de ces dysfonctionnements, particulièrement en période de canicule », termine le syndicat.


