Le Café Molière à La Rochelle accueille l’exposition Boys Don’t Cry Cover du 3 septembre au 31 octobre 2026. Elle réunit une dizaine d’artistes rochelais (dessinateurs, illustrateurs, graphistes, parpercut artist…) et sept jeunes novices autour d’un même objet : la pochette de la version 1986 du single Boys Don’t Cry de The Cure. Chaque créateur a été invité à revisiter la photo originale en y apposant sa signature artistique.
La pochette de Boys Don’t Cry (version 1986) avec Robert Smith de dos, guitare en bandoulière, est une image iconique de The Cure. En 2026, cette photo, prise par Andy Vella sur le tournage du clip, fête son 40ème anniversaire.
L’oubli les guettait
Morceau emblématique de The Cure, Boys Don’t Cry a bien failli sombrer dans l’oubli. Sorti une première fois en 1979, le single ne remporta que peu d’écho dans les charts malgré de bonnes critiques de la presse musicale anglaise de l’époque. Les Cure ont vingt ans, viennent de sortir leur premier album et sont un jeune groupe prometteur parmi d’autres issus de la mouvance post punk.
En 1986, The Cure a un tout autre statut et s’installe parmi les mastodontes de la maison rock. L’album The Head on the Door, paru en 1985, et la Curemania sont passés par là, notamment en France. Quelques semaines avant la sortie de Standing on a Beach, première compilation du groupe, Boys Don’t Cry est réédité en single le 21 avril 1986 dans une version remixée.
Le chant est réenregistré par Robert Smith et le morceau connait alors le succès dans de nombreux pays.
Une image iconique de The Cure
La pochette de Boys Don’t Cry (New Voice New Mix) avec Robert Smith de dos, guitare en bandoulière, devient immédiatement une image iconique de The Cure. On la retrouve sur les murs des chambres des fans comme sur leurs tee-shirts. La photo signée Andy Vella, un photographe anglais collaborateur régulier et proche du groupe, a été prise sur le tournage du vidéo clip.
En 2026, cette photo a 40 ans et c’est l’occasion de la mettre à l’honneur par une exposition où divers artistes rochelais (dessinateurs, illustrateurs, graphistes, parpercut artist) peuvent en proposer une interprétation selon leur inspiration.
Jessie Raphaël Bali : graphiste, peintre et illustratrice
Fondatrice du studio de design graphique Orfa Créations, établi depuis plus de vingt ans, installée à La Rochelle depuis six ans, Jessie Raphaël Bali développe, en parallèle de son métier de graphiste, une pratique artistique située à la frontière du figuratif et de l’abstrait, centrée sur les émotions et l’expérience humaine. Son parcours nourri d’expériences en édition et en projets collectifs, alimente une approche à la fois structurée et sensible.
À travers le fusain, l’encre, l’acrylique et le mix-média, elle explore le trait, la matière et la couleur, laissant place à une interprétation personnelle.
Sa démarche, où peindre s’impose comme une nécessité, cherche avant tout à créer un point de rencontre, un espace dans lequel chacun peut se projeter.
https://orfacreations.fr
Fabien Chaigne : graphiste
Fabien Chaigne est né à La Rochelle en 1988. Après plusieurs années passées à sillonner les rues sur son skate tout en étudiant le design graphique et la peinture, il décide de poser ses valises dans sa ville natale. Entre océan et macadam, Fabien trouve son inspiration. L’univers visuel du skate le marque profondément, avant que la découverte de l’histoire de l’art n’élargisse sa perception de l’image.
Ses compositions se caractérisent par un foisonnement d’éléments et de personnages, invitant le spectateur à une exploration visuelle, un véritable «cherche et trouve». Toujours en quête d’expérimentation, Fabien jongle entre techniques numériques et traditionnelles, explorant toutes les facettes du dessin, de la complexité à la simplicité la plus radicale. Son design reste fidèle à ses passions : l’eau, le skate et la peinture, trois éléments qui nourrissent sa démarche artistique avec sincérité.
igreka2n : papercut artist
Scalpel à la main, lame affûtée, igreka2n découpe et évide le papier pour créer des visages. Les trombines graphiques de cet illustrateur rochelais surprennent par cette technique et ce style singulier. Ces portraits se dévoilent grâce aux arrière-plans, s’impriment aussi sur du beau papier ou habillent les murs de nos villes en mode street-art. « In bistouri we trust ! »…
Jordan Gentes : illustrateur
Illustrateur et graphiste, Jordan Gentes débarque à La Rochelle en 2007 pour s’établir en tant que freelance. Passionné par le monde maritime et les histoires de science-fiction, autant que par la musique et les abysses, il développe son univers graphique entre couleurs intenses contrastées et monochromes détaillés, avec comme techniques de prédilection, la gouache au pochoir et l’encre de chine à la plume pour créer des images qui naviguent entre imaginaire et réalité.
Du crayon à l’aiguille : artiste et tatoueuse
Derrière le nom « Du crayon à l’aiguille » se cache Anaïs, une artiste multidisciplinaire. Son univers, à la fois surréaliste et poétique, se déploie à travers le tatouage, le dessin, la peinture et la sculpture. Son travail, riche en détails, tisse des images qui racontent des histoires et invitent à la contemplation. Découvrir son imaginaire, c’est comme suivre Alice dans le terrier du lapin blanc.
Elle revisite l’histoire de l’art et l’imagerie du tatouage, mêlant influences japonaises et atmosphères maritimes. À travers ses œuvres, elle glisse parfois des échos féministes, dans un univers sensible et singulier.
Stéphane Nicolas : graphiste
Directeur de création et gérant de Studio Vitamine, cofondateur du collectif Now Free To Create (NFTC), NFTChocolate (Stéphane NICOLAS) est un artiste digital. En 2022, sa passion pour l’art numérique le mène vers le Web3, où il lance NFTC avec ses acolytes. Son style puise dans l’art japonais traditionnel, en particulier l’ukiyo-e de l’époque Edo (Samouraïs, masques d’Oni, Geishas). Ses collections marquantes incluent Mystic Samurai Legends, Daruma NFT Wishes (SOLD OUT) et Oni Masks, mêlant tradition et modernité via un mix de techniques IA et non-IA (Illustrator, Photoshop, Figma, Procreate, Runway). Ce visuel dédié à The Cure marque un pas de côté par rapport à sa veine japonisante habituelle. Il est également disponible en NFT. https://nowfreetocreate.com/artiste/nft-chocolate
Virginie Rouvière : dessinatrice
Les thématiques chères à Virginie Rouvière sont surtout le théâtre, les mythes et la poésie qui s’inscrit dans le quotidien. Sa pratique est le dessin avec le graphite, l’encre et la mise en couleur à l’aquarelle ou au feutre. Le plus souvent les images sont en noir et blanc ou légèrement colorisées. Elle écoute The Cure depuis ses 14 ans et l’esprit du groupe ne l’a pas quittée. C’est une joie pour elle de pouvoir travailler sur ce thème.
Magalie Sabaut : dessinatrice
Artiste rochelaise, Magalie Sabud a toujours dessiné et raconté des histoires. À force de griffonner sur ses feuilles lors de réunions, ou sur des carnets, ses deux personnages sont sortis. Et elle s’est amusée à les mettre dans des situations pour raconter des histoires sans avoir besoin de les écrire car elle se les racontait dans la tête.
Nadège Petit : sculpture sur livres recyclés
Nadège Petit est née à La Rochelle en 1977. Ancienne vendeuse dans l’ ameublement durant 25 ans, elle a dû quitter son emploi par obligation et s’est reconvertie dans l’art de la sculpture sur livres. Artiste passionnée, Nadège transforme des livres recyclés en véritables œuvres d’art sculptural. Animée par une sensibilité écologique et l’envie de donner une seconde vie aux objets chargés de culture et de mémoire, elle crée des sculptures uniques mêlant poésie visuelle, créativité et engagement environnemental. A travers son travail minutieux, les livres deviennent des créations originales pleines d’émotions et d’imagination, offrant une histoire à des ouvrages destinés à être jetés.
A noter
Lieu : Café Molière (1 rue du Minage à La Rochelle).
Dates : du 3 Septembre au 31 octobre 2026


