Né le 27 mars 1972 à Rochefort en Charente-Maritime, Olivier Falorni brigue de nouveau le siège de maire de La Rochelle à l’occasion des élections municipales des deux dimanches à venir. Ancien cadre du Parti socialiste (PS), il a été conseiller municipal de La Rochelle de 2001 à 2014. Il est élu député de la 1re circonscription de la Charente-Maritime lors des élections législatives de 2012. Battu de quelques voix en 2020 lors des dernières municipales, il avait démissionné du Conseil municipal quelques mois plus tard. Il conduit cette année la liste « Pour les Rochelaises et Rochelais » sous l’étiquette Divers gauche.

reunion publique municipales 2026 Olivier Falorni
Réunion publique d’Olivier Falorni pour les municipales 2026, à la maison des association du quartier de Laleu,le 12 février à La Rochelle. Photo LRI – Amanda BRONSCHEER

 Quelle est votre vision du rôle de maire ?

Olivier Falorni :  » C’est animer une équipe d’élus à l’écoute et au service des habitants. Inciter les agents à donner le meilleur d’eux-même tout en étant attentif à leurs conditions de travail. C’est aussi de donner un cap à la ville en portant des projets ambitieux, tout en respectant la qualité de vie des habitants, en assurant leur sécurité et en leur permettant d’accéder à la culture et au sport dans une ville attentive à la santé et à l’environnement. »

Quelle est la première mesure que vous comptez appliquer en tant qu’élu ?

« Instaurer une première demi-heure gratuite pour le stationnement en voirie et la gratuité du bus tous les samedis pour faciliter l’accès aux commerces et manifestations tout en incitant à prendre les transports en commun. »

Votre engagement principal pour ce mandat ?

« Poser la première pierre de l’hôpital. »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous (re)présenter ?

« L’amour de cette ville et de ses habitants mais aussi l’envie de faire mieux, de faire au mieux pour La Rochelle. »

Comment allez-vous prendre en compte le changement climatique dans vos décisions politiques ?

« En instaurant des ombrières, des îlots de fraîcheur et en plantant 12000 arbres pendant le mandat, mais aussi en reperméabilisant les sols au maximum. Nous mettrons également en place un observatoire de la santé environnementale en instaurant des obligations environnementales dans les constructions et projets urbains. »

Comment comptez-vous soutenir l’attractivité du territoire ?

« L’attractivité n’est pas un objectif, l’objectif est de vivre bien dans sa ville, dans une ville propre, de s’y sentir en sécurité et de trouver tout ce dont on a besoin en termes de culture, de sport, de logement et d’emploi. Notre ville est naturellement attractive par sa situation géographique, son patrimoine historique, architectural et culturel. »

Selon vous, quelles sont les priorités à gérer à La Rochelle ?

« Le logement est bien entendu une priorité car beaucoup trop de Rochelais qui travaillent dans cette ville n’ont plus accès au logement. Si on veut, comme vous le demandiez précédemment, agir sur le changement climatique, il faut améliorer les déplacements domicile-travail et pour ça il faut que les gens puissent habiter là où ils travaillent justement. Il faut arrêter de construire des logements qui sont inaccessibles aux Rochelais. »

Quelles actions concrètes envisagez-vous pour rendre les quartiers plus vivants et renforcer le lien entre habitants ?

« Favoriser les fêtes de quartier, donner des moyens aux habitants pour cultiver le vivre ensemble en instaurant des budgets participatifs. Travailler avec nos opérateurs culturels et les artistes locaux pour développer des manifestations dans tous les quartiers. Mobiliser nos ressources en locaux et en matériel pour faciliter leurs manifestations. »

Qu’allez-vous mettre en place pour informer les habitants et les associer aux décisions importantes pour la ville ?

« D’abord un site Internet et une application numérique mis à jour quotidiennement où on trouve toutes les informations utiles et pratiques pour accéder aux manifestations, aux coordonnées des associations et acteurs locaux avec une partie dédiée à la démocratie locale. Nous développerons les relations avec les comités de quartier et les habitants avec des concertations systématiques pour les projets à venir dans les quartiers. »

Comment souhaitez-vous soutenir les événements, les associations, la culture et les activités accessibles à tous ?

« En leur donnant accès à des lieux qui ne fonctionnent que la journée en leur ouvrant le soir et le week-end pour leur permettre de mener leurs activités. Faire un forum annuel des acteurs culturels à la future ruche du Gabut avec une valorisation des acteurs locaux et des assises annuelles pour favoriser les partenariats et le développement de projets transversaux. En faisant de la maison Henri 2 un Carrefour de rencontres culturelles. »