La CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) de La Rochelle, créée en 2022, transforme progressivement l’accès aux soins sur le territoire. Entre réduction du nombre de patients sans médecin traitant, amélioration de la prise en charge des urgences et nouveaux dispositifs de coordination, l’organisation fédère aujourd’hui près de 300 professionnels de santé.

Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET
Avec près de 300 professionnels de santé sur les 900 présents au total sur la commune, la CPTS de La Rochelle est affiche un bilan positif.
Créée en 2022, elle permet un meilleur accès aux soins à de nombreux habitants. Cela passe par plusieurs dispositifs, accessibles sur le site Internet de l’association.
Un meilleur accès aux médecins traitants
L’un d’eux est le dispositif médecin traitant. Les patients s’inscrivent via un formulaire qui leur permet de trouver un professionnel agréé, à qui il reste de la place pour avoir un patient déclaré. Suite à cela, une vérification est effectuée pour s’assurer que le malade n’est pas déclaré ailleurs et éviter le « nomadisme médical », comme l’explique Elodie Zamboni, directrice-coordinatrice de la CPTS.
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Et le système est efficace. Avant sa mise en place, on comptait 10 000 personnes sans médecin traitant sur le territoire, contre 6 000 aujourd’hui, grâce à la CPTS et la CPAM. « Ça marche bien, plus de 500 patients ont été déclarés et on a beaucoup de demandes en cours de vérification« , se réjouit Pierre-Yves Farrugia, le président de l’association.
À noter aussi qu’il faut un délais de trois mois avant la validation du dossier.
Pallier les urgences
« On était très étonnés au début« , poursuit Pierre-Yves Farrugia. Car « beaucoup jouent le jeu. Je leur tire mon chapeau« . Ils jouent le jeu pour trouver des nouveaux patients, mais aussi pour gérer les urgences.
Face au problème actuel d’urgences saturées, la CPTS a également décidé d’agir. « On a demandé aux médecins si ils pouvaient donner des créneaux« . Le but est d’aller plus vite et d’éviter que les malades ne se rendent systématiquement aux urgences.
Pour pallier aussi au manque de places chez certains professionnels spécialisés, un dispositif de formation est en cours de mise en œuvre. « C’est très compliqué de trouver un dermatologue aujourd’hui. Alors on met en place une formation sur la dermoscopie« , explique Pierre-Yves Farrugia.
Concrètement, les médecins généralistes pourront faire un premier diagnostique dermatologique. Ensuite, si besoin, une téléexpertise sera possible avec un dermatologue professionnel pour un avis expert.
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Le transport vers l’hôpital
Sur les 36 projets en cours cette année à la CPTS de la Rochelle, il y en a également qu’elle ne gère pas seule. C’est le cas du lien ville/hôpital, « un gros dossier inter CPTS« . En effet, avec un seul centre hospitalier pour 4 CPTS, le but était « qu’on avance tous ensemble avec les mêmes infos« , explique Elodie Zamboni.

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Ils travaillent pour cela en lien étroit avec les services des hôpitaux, en particulier le service psychiatrique. « Ils nous donnent les noms des patients et la CPTS paye un transporteur pour les emmener à leur consultation ».
Une meilleure prise en charge, donc qui ravi les patients. Sur les six derniers mois, tous les rendez-vous ont pu être honorés, alors qu’avant certains étaient annulés au dernier moment.
Des projets dans tous les secteurs
Et ce ne sont pas les seuls projets de la CPTS de La Rochelle. Elle organise aussi des soirées pour que les professionnels de différents secteurs se rencontrent et fassent du lien. « Avant, c’était les médecins avec les médecins. Là, tout le monde se mélange et discutent entre eux« .
Cela a aussi des avantages pour les patients. Le lien permet un meilleur suivi, notamment chez ceux qui consultent plusieurs médecins différents. « Ils comprennent mieux les enjeux des patients. Ça aide aussi de se connaître et de savoir à qui on parle« . Il conclut en soulignant que « la rencontre permet la coordination intersecteurs« .

