Installé à La Rochelle depuis 2022, Paul Petitjean a lancé son podcast, Virages à l’Ouest au printemps 2025. À travers des entretiens approfondis, il donne la parole à celles et ceux qui ont connu une reconversion, un choix de carrière fort ou un moment charnière dans leur vie professionnelle. Une manière, aussi, de concilier son goût pour l’accompagnement et son attrait de toujours pour le journalisme.

Paul Petitjean podcast
Le podcast Virage à l’Ouest de Paul Petitjean compte déjà 17 épisodes.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

Paul Petitjean travaille dans l’accompagnement des parcours professionnels. Bilan de compétences, coaching à la recherche d’emploi, accompagnement d’étudiants dans leur recherche de stage… « J’aime accompagner des gens sur le long terme« , explique-t-il. Une continuité logique avec son parcours dans le recrutement, mais avec une approche plus individualisée.

Un podcast né d’un besoin de sens

C’est au printemps 2025 que ce Rochelais lance son podcast. Le contexte joue un rôle. « Quand on est indépendant, c’est dur de se faire connaître surtout avec la concurrence. Il faut trouver son petit plus. » Le démarchage commercial n’est pas son terrain favori.

Peu à peu, une idée s’impose. À force d’accompagner des profils variés, il constate la richesse des trajectoires : « Je me suis rendu compte qu’il y avait plein de parcours intéressants et je voulais les mettre en avant. » Lui qui aime interroger et écouter se dit alors que « c’est peut-être le moment d’interviewer les gens.« 

Très vite, les enregistrements s’enchaînent. Le podcast, disponible sur toutes les plateformes, propose des épisodes de 45 à 55 minutes. Paul Petitjean enregistre dans une salle de réunion de l’espace de coworking Workingshare, à La Rochelle, où il est inscrit.

Mettre en lumière les reconversions et les moments charnières

Le fil rouge de son podcast : donner la parole à celles et ceux qui ont vécu une reconversion, un projet atypique ou un choix de carrière marquant.

« Ils reviennent sur leur parcours et sur des moments importants de leur carrière, leurs processus de réflexion, les embuches qu’ils ont rencontré. »

Pour lui, impossible de dissocier sphère professionnelle et personnelle. « Le parcours pro et le parcours perso sont étroitement liés. Ceux qui ont connu des périodes très compliqués en pro, ça allait mal aussi sur le plan perso.« 

Loin des recettes toutes faites, il revendique une approche nuancée. « Chaque parcours est singulier et j’essaie de rebondir au maximum sur ce qu’ils me disent. » Il insiste : « C’est parce que chaque parcours est singulier que je ne veux pas en faire un podcast où on donne des grandes leçons de vie.« 

La passion des autres

Le public visé est large, mais ancré dans le monde du travail. « Je vise tout type de gens qui peuvent être intéressés par des parcours de vie.« 

Les intervenants de Virage à l’Ouest sont des habitants de La Rochelle ou ses alentours. Seule exception pour le moment, son propre frère, venu de Bourgogne. De retour d’un voyage d’un an en Asie, il aborde le thème de la pause dans un parcours. Il souligne également que sur un même thème, « chaque vision est différente« , donc il ne s’interdit pas d’interviewer à nouveau quelqu’un qui a fait une pause dans son parcours pour voyager.

Sa motivation est avant tout humaine. « Je suis très curieux, passionné par les gens qui sont passionnés, je pourrais écouter les gens parler pendant des heures. » Il ajoute : « J’adore écouter les gens qui me racontent leur passion, leur parcours, les discussions profondes et parler avec des gens.« 

Les retours du public et des invités sont, selon lui, très encourageants : « Les gens sont toujours très contents donc c’est top, j’ai des retours positifs à chaque fois.« 

Un attrait ancien pour le journalisme

Si le podcast s’inscrit dans le prolongement de son activité professionnelle, il répond aussi à une envie plus ancienne. « Depuis tout petit j’ai un attrait pour le journalisme« , raconte-t-il. Enfant, il prenait la caméra de son grand-père avec son frère. Plus tard, il anime la cérémonie laïque du mariage d’un ami. « Tout le monde me disait d’en faire quelque chose. »

Aujourd’hui, il publie un épisode toutes les deux semaines. Entre l’enregistrement, le montage, le travail sur le visuel et la communication, chaque épisode lui demande « au moins une demi-journée » de travail.

Un investissement conséquent, mais cohérent avec sa démarche. Celle de tendre le micro à celles et ceux qui osent prendre un virage, et rappeler, à travers chaque histoire, qu’aucun parcours ne ressemble à un autre.