Depuis le 8 septembre, les sapeurs-pompiers de toute la France sont en grève, et ce jusqu’au 20 octobre. En Charente-Maritime, le mouvement continue : casernes vieillissantes, budget insuffisant, santé des agents et sollicitations hors urgences font partie des revendications portées par les syndicats.
Le mouvement n’a pas fléchi. Les sapeurs-pompiers restent mobilisés à l’échelle nationale, et la grève, engagée le 8 septembre, est programmée pour durer jusqu’au 20 octobre. Sur notre territoire, le message est le même : les soldats du feu entendent se faire entendre alors qu’un projet de loi visant à moderniser la sécurité civile est en cours d’élaboration.
Des casernes en attente de travaux
Dans le département, les syndicats pointent un retard important en matière d’infrastructures. Le département compte 68 centres d’incendie et de secours. Un nouveau centre doit ouvrir à Lagord d’ici la fin de l’année, mais les représentants du personnel jugent qu’il ne reflète pas la situation générale. D’après le syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, plusieurs sites sont concernés : Saintes vieillit, la restructuration du centre de Villeneuve-les-Salines à La Rochelle n’aura pas lieu faute de financement, et à Saint-Martin-de-Ré comme à Surgères, les conditions de travail sont décrites comme parfois difficiles. Deux chantiers, à Saint-Pierre-d’Oléron et à Jonzac, sont toutefois annoncés.

Un budget jugé insuffisant
Selon les syndicats il manquerait 700 000 euros pour 2026, dans un contexte de hausse des coûts et d’augmentation du nombre d’interventions. Le syndicat affirme alerter les autorités de tutelle depuis plusieurs années.
Des transports entre hôpitaux qui mobilisent des équipes
Enfin, la CGT du service départemental d’incendie et de secours souligne que des pompiers sont régulièrement sollicités pour transférer des patients d’un hôpital à un autre. Ces missions, qui ne relèvent pas de l’urgence vitale, immobilisent des équipes qui ne peuvent alors pas partir sur une intervention urgente, ce qui peut allonger les délais.
La santé des agents au cœur des revendications
Autre point mis en avant : l’exposition aux fumées toxiques lors de certaines interventions. Les pompiers demandent des équipements mieux adaptés à ces risques ainsi qu’une reconnaissance des maladies professionnelles qui y sont liées.
Le mouvement doit se poursuivre jusqu’au 20 octobre.

