L’affiche de la prochaine édition du festival FEMA de La Rochelle a été dévoilée récemment. La prochaine édition sera inspirée par Jacques Tati à qui le festival consacre une rétrospective intégrale.

« Doté des attributs d’un comique teinté de mélancolie joyeuse, animé d’une gestuelle héritée du music-hall et de la pantomime, Tati a fait du personnage de M. Hulot une sorte de Chaplin à la manière française.Au-delà de la silhouette burlesque qui traverse l’imaginaire cinématographique comme un météore perturbateur et bienveillant, l’auteur de Playtime et Trafic se montre, sous son profil et son œil pensif, comme observateur, théoricien et poète visionnaire de la modernité et des bouleversements du temps. », rapelle Stanislas Bouvier, peintre de l’affiche du Fema depuis 1991.

Un hommage à Nanni Moretti

Le 54e Fema rendra aussi un hommage à un cinéaste irréductible et incontournable, qui, en cinquante ans de carrière, a su s’imposer comme la voix libre et exigeante d’un cinéma d’auteur engagé, portant un regard lucide à la fois intime et politique sur les bouleversements de la société italienne contemporaine : Nanni Moretti.

Réalisateur, scénariste, producteur, exploitant indépendant et acteur dans la plupart de ses films, il mêle dans son cinéma, profondément autobiographique, nourri autant de Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini que des frères Taviani, crise de conscience politique et existentielle avec ironie, humour mordant et profonde mélancolie

Une intégrale

Le Fema présentera par ailleurs l’intégrale de ses seize longs métrages et trois des courts métrages de ses débuts iconoclastes, de Je suis un autarcique (Fema 1977, en sa présence) à Vers un avenir radieux (2023), en passant par Sogni d’oro (Prix spécial du Jury à la Mostra de Venise 1981), Journal intime (Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 1994), La Chambre du fils (Palme d’or au Festival de Cannes 2001) et Habemus Papam (2011), l’un des derniers grands rôles de Michel Piccoli, présenté en ouverture du Fema 2011.