Antoine Colin, candidat à la mairie de La Rochelle pour la quatrième fois, n’a pas été invité au débat organisé par France 3 le 11 mars, contrairement aux six autres têtes de liste. Dans un article publié ce jour sur le site de Lutte Ouvrière, il dénonce un traitement inéquitable des candidats, évoquant un manque de représentativité et une interprétation des règles de l’Arcom.

Absence au débat France 3 : un traitement contesté

Le candidat dénonce « un écart récurrent » et explique que ses protestations auprès de la chaîne sont restées sans effet. France 3 invoque des « exigences éditoriales et techniques », notamment le manque de place, pour limiter le nombre d’invités à six. Selon la chaîne, les règles d’« équité » définies par l’Autorité de régulation de la communication (Arcom) sont appliquées, en prenant en compte le score des candidats lors des élections précédentes. Antoine Colin souligne que le RN n’avait pas présenté de liste en 2020, ce qui, selon lui, questionne la cohérence de cette méthode.

Pour compenser, France 3 a proposé au candidat une intervention enregistrée d’une minute et 40 secondes, diffusée pendant le débat des six invités, d’une durée totale de 52 minutes. Initialement, le rédacteur en chef aurait encadré le contenu de cette intervention, demandant « de ne pas aborder certains sujets jugés trop clivants, comme la guerre à Gaza ». Finalement, le candidat a été autorisé à s’exprimer librement.

Antoine Colin nuance sa critique sur l’absence au débat de France 3

Antoine Colin, candidat aux municipales de La Rochelle. Photo LRi -Amanda BRONSCHEER

Contacté par La Rochelle Info, le candidat nuance cependant cette critique.

« On ne pleure pas de ne pas être invité. On mène notre campagne et on continue de militer. Notre militantisme, c’est de discuter dans les cages d’escalier, les entreprises, partout où il peut y avoir du dialogue… Et si les médias nous invitent, c’est tant mieux. France 3 nous a permis d’être représentés dans une vidéo enregistrée, ce qui est mieux que ce qui avait été fait en 2020 », explique-t-il.

Il précise également que son message dans le journal en ligne s’adressait principalement aux militants et sympathisants, pour leur donner une explication : « Mais je ne dis pas tout à fait la même chose dans notre campagne, je ne vais pas pleurnicher sur le sort qui nous est réservé. On en fait notre parti. On est militant, ça ne nous arrêtera pas. »

Médias, société et neutralité politique

Le candidat va plus loin en élargissant la réflexion au rôle des médias et de la société : « Ce n’est même pas comment les médias nous considèrent, c’est toute la société. »

Il cite, en illustration, des situations où la parole militaire est acceptée dans des établissements scolaires, alors que la participation de représentants politiques est refusée pour des raisons de neutralité. Il fait référence à deux événements pour exemple : un forum en 2024 sur la défense au lycée Léonce-Vieljeux à La Rochelle, critiqué par des syndicats d’enseignants et associations locales, et une intervention d’un général lors de la journée « Étudier et enseigner la paix » organisée par l’APHG de Créteil sous l’égide de l’Éducation nationale en février 2026.

Regardez le débat

Vous pouvez visionner ci-dessous l’intervention enregistrée d’Antoine Colin et le débat des têtes de liste à La Rochelle sur France 3.

Sources