À l’approche des fêtes de fin d’année, l’UMIH Charente-Maritime souhaite intensifier son engagement contre les addictions et leurs conséquences, notamment sur la route. Une campagne départementale, visible dans les établissements de nuit est lancée. Son but est de sensibiliser sans culpabiliser professionnels et clients.

À La Rochelle et dans toute la Charente-Maritime, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH 17) se mobilise face à un sujet sensible mais bien réel : « Les addictions et leurs impacts sur la sécurité routière et la vie professionnelle.«
L’organisation patronale a officiellement lancé récemment une grande campagne de prévention intitulée « Stop addictions et conséquences routières ».
Cette action s’inscrit dans un programme annuel mené tout au long de 2025, en lien avec la préfecture, le Département, la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et les acteurs locaux de la sécurité routière.
Un secteur particulièrement exposé
Les métiers des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs sont marqués par des contraintes spécifiques. Horaires tardifs, travail de nuit, forte pression en période touristique, convivialité autour de l’alcool. Autant de facteurs qui peuvent favoriser des comportements à risque : alcool, drogues, tabac.
Selon l’UMIH 17, ces pratiques concernent « aussi bien les dirigeants que les salariés. Mais également les clients des établissements. «
Les spécialistes de santé publique alertent par ailleurs sur une banalisation des addictions dans l’ensemble de la société. Le président de l’UMIH 17, Guillaume Jacques, s’est exprimé dans un communiqué. « Nous ne pouvons pas ignorer l’impact des addictions sur la vie professionnelle et personnelle de nos collaborateurs, ni sur les drames routiers qui peuvent en découler« .

Sensibiliser pour les fêtes
Pour les fêtes de fin d’année, l’UMIH 17 déploie une campagne visible et grand public dans les établissements volontaires. Dix slogans, abordent l’alcool, le tabac, les drogues et les excès. Ils sont parfois humoristiques, pour interpeller sans culpabiliser.
Concrètement, le dispositif comprend des bornes éthylotest itinérantes, des écocups réutilisables et des t-shirts de prévention portés par les équipes. Cette action s’inscrit dans un programme plus large. Celui-ci était mené tout au long de 2025 et se poursuivra en 2026 avec des ateliers et temps d’échange.
Cette campagne de fin d’année est la cinquième étape de la démarche de l’organisme.
Au fil des mois, l’UMIH 17 a diffusé un guide national de prévention. Mais l’association a aussi organisé une réunion spécifique contre le GHB dans les bars et discothèques, proposé un webinaire d’information et mobilisé ses adhérents par des actions ciblées.

