La Communauté de communes engage des travaux d’urgence pour sécuriser la lagune de Trillou, menacée par l’érosion accélérée de la plage des Allassins.
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Cette infrastructure assure l’infiltration et le retour au milieu naturel des eaux traitées et désinfectées par la station d’épuration de Grand-Village.
Deux mois de travaux
Les engins de chantier ont débuté leur valse lundi 12 janvier pour deux mois de travaux. Les 900 filets de gabions, de quatre tonnes chacun, sont acheminés selon une logistique rigoureuse sur site.

Les prévisions déjouées
Sur cette portion du littoral, les projections initiales prévoyaient une érosion significative du trait de côte d’ici 2030. « Or, les effets conjugués des tempêtes récentes et de la montée des eaux ont déjà fait reculer le littoral de 25 mètres, devançant de cinq ans les prévisions », indique l’interco.
Pour éviter toute intrusion d’eau de mer dans le système de lagunage et prévenir les risques de pollution et de dysfonctionnement, l’option d’une protection temporaire et repositionnable sur 600 mètres linéaires a été retenue.
Une alternative
Les gabions, installés en 3 ou 4 couches sur un tapis géotextile, en maillage souple, résistants, chargés de cailloux (10 à 40 cm), offrent une alternative performante aux enrochements classiques.
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Les avantages sont nombreux : une résistance à la dynamique des vagues, une réutilisation facilitée (les gabions sont démontables et réutilisables ailleurs une fois leur mission accomplie), une durabilité des matériaux intéressante, une compatibilité avec les écosystèmes marins locaux et une esthétique discrète, proche d’un enrochement naturel.
Un suivi régulier
« Cette solution s’inscrit dans une logique transitoire », ajoute l’intercommunalité. « À terme, les eaux traitées seront connectées à l’exutoire en mer de la station d’épuration de La Cotinière, un projet prévu d’ici cinq ans (études, autorisations et travaux inclus). En attendant, ces travaux sont indispensables pour garantir la continuité du service public et la protection de l’environnement. »
À l’issue des travaux, un suivi régulier sera mis en place pour évaluer l’efficacité de la protection et anticiper les prochaines étapes, notamment la nécessité d’un repositionnement après tempête ou le retrait une fois la connexion à La Cotinière effective. Ce projet servira également de retour d’expérience pour d’autres sites exposés du territoire.
A savoir
Ce chantier coûte 620 000 € HT, financé à parts égales par la communauté de commues et Eau 17.

