Ancienne adjointe au maire de La Rochelle, ex-vice-présidente de la Communauté d’agglomération et de la Région, Maryline Simoné se lance dans la course aux municipales après plusieurs années en retrait des mandats électifs. Entretien.

Rochelaise depuis trente ans, cette socialiste revendique une candidature fondée sur la proximité, le collectif et la coopération entre collectivités, dans un contexte où de nombreux habitants expriment un malaise sur leur quotidien et leur relation à la ville.

La Rochelle, 15 décembre 2026. Maryline Simoné (PS). Photo La Rochelle info – Amanda BRONSCHEER

Quelle est votre vision du rôle de maire ?

« Être maire, pour moi, c’est d’abord être dans la proximité. C’est le niveau de responsabilité politique le plus accessible pour les citoyens. Lorsqu’un habitant interpelle un maire, il n’y a pas de petit ou de grand problème : il y a une situation à écouter et une solution à chercher. Être maire, c’est aussi savoir décider, car gouverner, c’est choisir, et parfois dire non. Mais ces décisions doivent toujours être prises en se mettant à la place des habitants. Le maire doit également travailler avec les autres collectivités, le département, la région, l’agglomération, car une ville n’avance jamais seule. Enfin, je crois que le maire doit être un facteur de rassemblement et d’apaisement. »

Quelle est la première mesure que vous comptez appliquer en tant qu’élue ?

« Ma première démarche serait d’aller à la rencontre des agents de la Ville et de l’agglomération. Les agents sont les premiers ambassadeurs du service public, ceux qui sont en contact direct avec les habitants et qui tiennent la collectivité au quotidien, notamment dans les périodes de crise. Il est essentiel de reconnaître leur engagement, de leur redonner confiance, du sens et une feuille de route claire. C’est aussi une manière de dire que le service public est au cœur de mon projet. »

Quel est votre engagement principal pour ce mandat ?

« Mon engagement sera total. Être maire est, selon moi, un mandat à plein temps. Quand je m’engage, je le fais entièrement. Je crois aussi beaucoup au partage des responsabilités : le pouvoir ne doit pas être concentré entre les mains d’une seule personne. Gouverner, c’est travailler en équipe, faire confiance, déléguer. Mon objectif n’est pas d’exercer le pouvoir pour le pouvoir, mais de faire, et de faire bien, collectivement. »

Maryline Simoné et Jean-Marc Soubeste
Lors de la conférénce de presse d’union de liste du 15 décembre 2026 à La Rochelle, une répartition des rôles en cas d’élection a été annoncée. Maryline Simoné (PS) en tant que future maire de La Rochelle et Jean-Marc Soubeste (les Écologistes) en tant que Président de l’agglomération de La Rochelle . Photo La Rochelle info – Amanda BRONSCHEER

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter ?

« Ce sont avant tout les échanges avec les Rochelais. Beaucoup m’ont fait part d’un malaise, de difficultés très concrètes dans leur quotidien : le logement, les mobilités, le pouvoir d’achat, mais aussi le sentiment de ne pas être écoutés. Ce ressenti dépasse largement les cercles politiques. Par ailleurs, plusieurs personnes m’ont encouragée à revenir, estimant que mon passage en responsabilité avait laissé une trace positive. Tout cela a cheminé dans ma réflexion, avec la conviction que cette candidature devait être collective. »

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Comment allez-vous prendre en compte le changement climatique dans vos décisions politiques ?

« La transition, ou plutôt la bifurcation écologique, doit être transversale et concerner l’ensemble des politiques publiques. À La Rochelle, cela passe par la qualité de l’air, de l’eau, des sols, mais aussi par la réparation d’un passé industriel et agricole. Nous sommes une ville littorale, exposée aux risques, et nous devons intégrer pleinement le dérèglement climatique dans nos décisions, tout en développant une véritable culture du risque. Cette transition doit se faire avec les acteurs économiques, dans une logique de coopération entre écologie et développement économique. »

Comment comptez-vous soutenir l’attractivité du territoire ?

« Je préfère parler de dynamique collective plutôt que d’attractivité au sens classique. La Rochelle ne doit pas devenir un parc d’attractions. Je souhaite qu’elle reste une ville populaire, accessible et ouverte à tous. La ville s’est construite sur l’innovation et l’expérimentation, notamment en matière d’écologie urbaine, et je veux renouer avec cet esprit, tout en anticipant les mutations économiques et sociales. »

Selon vous, quelles sont les priorités à gérer à La Rochelle ?

« Le logement est clairement une priorité majeure, partagée par de nombreux habitants. Les mobilités et la transition écologique sont également des enjeux centraux du prochain mandat. Ces sujets doivent être abordés de manière globale et à l’échelle de l’agglomération, car ils dépassent largement les frontières communales. »

Quelles actions envisagez-vous pour rendre les quartiers plus vivantes et renforcer le lien entre les habitants ?

Lors de notre entretien, Maryline Simoné n’a pas souhaité détailler les mesures concrètes du programme avant de l’annoncer publiquement.

Qu’allez-vous mettre en place pour informer les habitants et les associer aux décisions importantes pour la ville ?

« L’association des habitants aux décisions est au cœur de ma démarche, et qu’on ne peut plus gouverner aujourd’hui sans eux. »

Comment souhaitez-vous soutenir les événements, les associations, la culture et les activités accessibles à tous ?

Lors de notre entretien, Maryline Simoné n’a pas souhaité détailler les mesures concrètes du programme avant de l’annoncer publiquement.