Lancé en 2014 par un simple texto, l’apéro entre femmes d’Amanda Bronscheer est devenu un rendez-vous majeur à La Rochelle. De 10 participantes à ses débuts à 60 en moyenne aujourd’hui, ces rencontres mensuelles mêlent réseautage, convivialité et découverte de lieux locaux, portées par une communauté de plus de 7 000 membres sur les réseaux sociaux.

C‘est un peu : « On s’est dit rendez-vous dans un mois, même jour, même heure, même endroit« , selon Amanda Bronscheer, à l’initiative de ces apéros filles. Oui mais voilà, les mêmes personnes ont ramené des amies, et, d’un rendez-vous à 10, elles se retrouvent aujourd’hui parfois à 80.
Un message qui change tout
À l’origine, c’est un texto qu’elle envoie à ses copines. Un rendez-vous donné en septembre 2014 dans un bar où Amanda Bronscheer a l’habitude de se rendre. « Je n’attendais pas de réponse, et on s’est retrouvées à 10« . Elle se souvient que « ça a bien matché. On a passé une super bonne soirée« . Pour réitérer l’expérience, elle a d’abord créé un groupe Facebook, avec les premières participantes. Chacune y rajoutait des amies et le groupe commençait à grossir.
Alors l’organisatrice a utilisé la fonction évènements du réseau social et créé un site internet. Mais le groupe est toujours d’actualité, et compte aujourd’hui 5 000 personnes. « Je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur« , avoue Amanda Bronscheer.

Des habituées de la première heure
Si elles ne sont, bien sûr, pas toutes présentes au rendez-vous du premier jeudi du mois, les participantes remarquent aussi l’ampleur que cela a pris. Marine était là au premier apéro et elle explique : « Ça n’a pas changé, c’est juste plus gros« . Elle travaillait avant dans un bar et ne pouvait plus venir à cause de ses horaires. Aujourd’hui commerciale à la brasserie Chasseurs cueilleurs, elle est heureuse de pouvoir revenir. « Ça m’a manqué pendant un an alors je suis contente de revenir« , confie-t-elle. Marine voulait voir comment avaient évolué ces soirées.
Découvrir des lieux
Mais elle souhaitait aussi découvrir la Cave de Laleu, bar restaurant choisi pour cet apéro de décembre. Car c’est aussi à ça que servent les « apéros filles« , comme les surnomme Amanda Bronscheer. Bars, hôtels, laser game, centre équestre, gîtes, le département regorge d’endroits où se retrouver pour passer un moment convivial. « Souvent, je cherche des établissements nouveaux. mais des endroits où c’est facile pour manger et boire » confie Amanda. « Ils ont besoin de se faire connaître et d’avoir une clientèle. »
Un échange donnant-donnant. Même si parfois, en centre-ville, certaines participantes ont du mal à se garer. Ce n’est pourtant pas ça qui les freine. « Des fois, c’est la météo qui joue sur le nombre de personnes« , remarque Amanda Bronscheer.
Réseauter ou se faire des amies
Les apéros des Rochelaises Connectées, selon leur créatrice, sont destinés « à toutes les femmes, de passage ou non, celles qui ont envie de voir du monde, se détendre, se rencontrer et celles qui ont besoin de visibilité ». C’est un joyeux mélange de métiers, d’âges, et de modes de vie différents. Le seul critère est d’être ouverte à découvrir et s’intéresser à ce que font les autres. Amanda Bronscheer a mis en place un système de gommettes pour s’y retrouver. Bleu ou vert pour la recherche de réseau professionnel ou personnel, et rouge pour la première participation.

Pendant la soirée, il y a également une prise de parole ou certaines femmes se présentent et expliquent ce qu’elles recherchent ici. Tatiana vient depuis environ six ans, « plus pour faire des connaissances en milieu entrepreneurial« . Elle explique qu’elle souhaite « soutenir ces femmes ambitieuses qui se lancent« . Une solidarité que Tatiana remarque aussi sur le groupe Facebook. « Il y a un gros soutien sur le groupe. Dès qu’on a besoin de quelque chose, il y a toujours quelqu’un pour répondre et donner ses contacts« .
Des ateliers intimistes
Tatiana rencontre aussi des membres de Rochelaises Connectées par d’autres moyens. Amanda Bronscheer organise des ateliers par thèmes, plus restreints en termes de personnes, mais tout aussi appréciés. Développement personnel, ménopause, entrepreneuriat mais aussi toutes les questions qui peuvent concerner la femme sont abordées. « C’est des trucs plus intimistes, c’est bien aussi« , avoue Tatiana.
Amanda Bronscheer a encore plusieurs idées d’atelier dans la tête, à commencer par un atelier vison board pour début 2026.
Elle a toujours autant envie d’organiser ce genre d’événements, et aussi « de s’entourer pour développer le réseau et le faire perdurer « .

