Atteinte de fibromyalgie, la thérapeute Nathalie Barbarin s’est lancé un défi symbolique et accessible : parcourir l’île de Ré à pied, par étapes, pour allier mouvement, sens et mieux-être.

Nathalie Barbarin
Nathalie Barbarin débute son tour de l’île de Ré ce samedi 7 février 2026.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

Atteinte de fibromyalgie depuis 2021, Nathalie Barbarin connaît intimement cette maladie chronique des muscles et des articulations. Chez elle, « les premiers signes sont apparus mi-mars 2021 » se souvient-elle. Douleurs aïgues dans tout le corps, fatigue, troubles digestifs… « Il y a une centaine de symptômes possibles« , rappelle-t-elle, « chacun ressent la maladie de manière différente« .

Aujourd’hui thérapeute spécialisée en psychosomatique et en transgénérationnel, elle travaillait déjà sur la fibromyalgie pendant sa formation. « J’ai eu la chance d’être en formation en psychosomatique et de travailler en parallèle sur le transgénérationnel« , explique-t-elle. Une chance qui lui a permis de comprendre en partie sa maladie. Elle a aussi passé un séjour au centre antidouleur de Nantes. Nathalie Barbarin considère qu' »un symptôme est un message à décoder« . Elle ajoute que la psychosomatique vient « en complément de la médecine à laquelle elle ne saurait se substituer« .

Un territoire intime et symbolique

Le projet de faire le tour de l’île de Ré ne doit rien au hasard. Nathalie Barbarin y a passé une grande partie de sa vie. « J’y ai vécu enfant, adolescente. j’ai aussi habité 17 ans à Saint-Martin avec ma fille« . Un territoire chargé d’émotions et de souvenirs, qu’elle souhaite aujourd’hui parcourir autrement.

« Faire le tour de l’île de Ré en plusieurs week-ends, à mon rythme, c’est à la fois un challenge thérapeutique et physique. Le projet m’a paru réalisable« , confie-t-elle. Un week-end sur deux, elle arpentera quelques kilomètres, étape après étape. « C’est très symbolique : clore mon chapitre île de Ré et faire un tour émotionnel de toutes ces communes où j’ai grandi et habité« .

Réconcilier le corps et l’esprit

Habituée à l’activité physique, foot, line dance, rock, mais aussi prof de yoga, Nathalie Barbarin voit dans ce projet un moyen de réconcilier le corps et l’esprit. « Il n’y a pas de traitement pour des maladies comme la fibromyalgie ». Une approche pluridisciplinaire qui lui permet de « vivre avec la maladie« .

L’objectif est clair. « Montrer que c’est bon d’avoir un objectif atteignable pour sortir d’une maladie. C’est aussi à nous de nous soigner, pas juste à un médicament« . Une invitation à réfléchir à ce que chacun aime faire et à ce qu’il est possible de mettre en œuvre, à son propre rythme.

Cela fait trois ans que Nathalie Barbarin n’a pas eu de crise aigue. Une étape clé dans son parcours. « Il nous arrive tous des expériences difficiles, mais ce qui est déterminant, c’est : qu’est-ce qu’on en fait ? Est-ce qu’on subit, est-ce qu’on est dans le déni, ou est-ce qu’on fait quelque chose de positif ?« 

Seule ou à plusieurs

Au-delà du défi personnel, Nathalie Barbarin souhaite ouvrir la marche à d’autres. « J’aimerais proposer aux personnes atteintes de maladies chroniques, ou non d’ailleurs, de me rejoindre sur quelques kilomètres« . Ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas l’accompagner pourront la retrouver à la fin du parcours. Elle précise tout de même que si certaines étapes pourront être partagées, d’autres se feront « en solo« .

Le premier week-end de marche est prévu à partir du 7 février. Les dates et les étapes sont en cours d’organisation, avec un aspect logistique encore à affiner. Nathalie Barbarin pourra compter sur le soutien de son conjoint, François, hypnothérapeute et écrivain. « Il m’a aussi permis d’aller mieux« , sourit-elle. Il n’y a pas que son compagnon qui l’aide à aller mieux au quotidien : « l’arrivée de mon petit-fils, Romeo, a aussi beaucoup compté dans l’amélioration de ma santé globale« , reconnaît Nathalie Barbarin.

A noter

Les personnes intéressées pour rejoindre une étape pourront la contacter via les réseaux sociaux. Notamment sur Facebook et Instagram. Un pas après l’autre, Nathalie Barbarin trace ainsi un chemin à la fois intime et partagé, sur les routes de l’île de Ré.