Alors que le Dry January touche à sa fin, l’intérêt pour les boissons sans alcool ne faiblit pas. De plus en plus de consommateurs cherchent des alternatives de qualité, originales et peu sucrées. À La Rochelle, La Cave parallèle s’est imposée en quelques mois comme un lieu inédit, entièrement dédié au sans alcool.

La Cave parallèle
Vins, spiritueux, bières ou softs, La Cave parallèle propose des produits variés.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

Ouverte depuis mi-septembre dans le centre de La Rochelle, La Cave parallèle fait partie d’un réseau de sept établissements en France.

Le premier a vu le jour à Nantes, avant d’être développé dans d’autres villes françaises. Stanislas Patin est en charge de celui de La Rochelle. Et ce n’est pas un hasard. « Je suis issu de la même école d’ingénieur que le créateur du concept. Quand j’ai voulu quitter Nantes pour revenir à La Rochelle, l’opportunité s’est naturellement présentée« , explique-t-il.

« Des profils variés »

C’est aussi par son parcours personnel que Stanislas s’est intéressé au sans alcool. « J’ai découvert ces boissons parce que je fais beaucoup de sport, avec une grosse préparation autour de l’hygiène de vie, notamment pour éviter les blessures« , explique-t-il. Séduit par les alternatives existantes, il aime aujourd’hui les faire découvrir à son tour.

Dans les rayons de La Cave parallèle, on trouve des vins désalcoolisés, des bières élaborées avec des levures spécifiques, des spiritueux alternatifs souvent pensés pour le cocktail, ainsi que des softs. Une offre large, qui laisse du choix aux clients.

La Cave parallèle
Des produits locaux ou artisanaux, La cave parallèle offre une large sélection de produits.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

Et cela fonctionne bien. Stanislas Patin remarque que la clientèle est variée. Plus que ce qu’il ne pensait. « Je ne m’attendais pas à autant de profils aussi différents« , confie-t-il.

Parmi les clients, il rencontre à la fois des jeunes parents, des personnes âgées, mais aussi des consommateurs d’alcool qui cherchent simplement à tester, notamment pour le sport ou parce qu’ils doivent prendre la route. Il remarque cependant que la clientèle de sa cave est majoritairement féminine.

En échangeant avec ses clients, Stanislas Patin s’est rendu compte que ce genre de lieu manquait à La Rochelle. « Les clients avaient du mal à trouver des choses agréables à boire et faibles en sucre« .

Un lieu de découverte

La Cave parallèle ne se contente pas de vendre. La découverte est au cœur du projet. « La semaine, je fais déguster les spiritueux et les vins pour expliquer le principe et que les gens se fassent un avis« , explique Stanislas.

Chaque samedi, des vignerons et producteurs viennent faire goûter leurs produits et expliquer leur démarche. Une manière de recréer l’expérience d’une cave traditionnelle, sans alcool mais avec le même niveau d’exigence. « Les accords mets et vins restent semblables », précise-t-il.

Stanislas Patin a lui-même suivi une formation en zythologie, une formation en ligne sur le vin avec trois jours en présentiel pour se professionnaliser.

La Cave parallèle
La Cave parallèle propose des ateliers dégustation et mixologie, sur réservation

Pour aller plus loin, La Cave parallèle propose également deux types d’ateliers en soirée, sur réservation.

Le premier est axé sur la dégustation. « Environ dix boissons, avec l’origine et le concept, selon les demandes des gens« .

Le second laisse place à la créativité, avec des ateliers de mixologie animés par un professionnel, pour apprendre à réaliser des cocktails à partir des références de la cave.

Le boom du Dry january

Les mois de décembre et janvier sont particulièrement animés. « Décembre et janvier sont les plus gros mois de l’année, assez importants et chargés« , note Stanislas Patin. Le Dry January attire un peu plus de monde en fin de semaine, en plus des habitués.

Les motivations sont multiples : proposer du sans alcool à ses invités, tester par curiosité, ou chercher une alternative ponctuelle.

Un engouement qui se traduit aussi côté producteurs. « Je reçois de plus en plus d’échantillons« , confie le gérant, qui privilégie les produits français et, si possible, locaux.

Lorsqu’il découvre un produit inconnu, il le déguste et s’appuie aussi sur les retours du réseau des Caves parallèles avant de le référencer.