Depuis près de deux ans, la friperie Botafrip a trouvé sa place dans le centre-ville de La Rochelle. Portée par Honorine Roy, sa créatrice et gérante, l’enseigne mise sur des concepts accessibles et une offre large pour démocratiser la seconde main.

Friperie Botafrip
Honorine Roy gère la Botafrip à La Rochelle depuis près de deux ans.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

La friperie Botafrip soufflera bientôt ses deux bougies.

Ouverte en mars 2024, elle occupe aujourd’hui une surface de 150 mètres carrés en plein centre-ville de La Rochelle. L’offre s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes, avec une volonté claire : proposer de la seconde main dans de bonnes conditions.

Honorine Roy, gérante et fondatrice du lieu, insiste sur un point essentiel : « Même si c’est de la seconde main, ça reste propre et encore utilisable« , explique-t-elle.

Lire aussi : La Rochelle : nouveau souffle pour la Cabane aux trouvailles, dépôt-vente de vêtements de marque

Pour Honorine, il s’agit avant tout de donner « une seconde vie aux vêtements« , sans compromis sur la qualité.

Deux concepts pour attirer tous les profils

Pour séduire une clientèle variée, Botafrip s’appuie sur deux concepts distincts. D’un côté, des vêtements vendus à la pièce. De l’autre, une formule qui rencontre un franc succès : remplir un sac kraft pour 20 euros.

Friperie Botafrip
Le magasin propose un concept original : remplir un sac kraft pour le prix de 20€.
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

« Chacun des concepts est différent et les clients peuvent tourner« , poursuit Honorine Roy. Cette diversité permet aux habitués comme aux curieux de multiplier les passages et de trouver leur bonheur autrement. L’objectif est aussi de créer une forme de chasse au trésor, afin que les gens trouvent leur pièce unique.

Une dynamique locale en plein essor

Avec déjà deux boutiques a son actif, Honorine Roy affiche clairement son ambition. « Développer la seconde main à La Rochelle« . Une mission qu’elle mène avec enthousiasme, portée par une clientèle de plus en plus sensible à ces alternatives.

La transition vers la seconde main s’est faite naturellement. Les réseaux sociaux et internet jouent également un rôle clé dans la visibilité des friperies. « Les gens viennent exprès chercher les friperies« , observe Honorine. « Il y en a même qui viennent faire un frip tour » à La Rochelle.

S’adapter à la conjoncture

Dans un contexte où le budget habillement se resserre, Botafrip ajuste ses pratiques. « Il faut savoir s’adapter aux moyens de chacun« , souligne la gérante. C’est pourquoi cette année, une sélection hiver est proposée en promotion, en plus des prix déjà accessibles.

Friperie Botafrip
Dans la boutique, il y a aussi un rayon accessoires
Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET

Honorine Roy assume cette adaptation à la conjoncture : « Les gens ont moins les moyens pour les vêtements« . Face aux grandes enseignes de prêt-à-porter neuf, la friperie tire son épingle du jeu avec « des prix plus accessibles que dans les grands magasins de neuf« .

Botafrip travaille exclusivement avec des fournisseurs de seconde main, auprès desquels les vêtements sont achetés par ballots.

« Pas de rachat aux particuliers« , précise Honorine, ça c’est un « autre concept, du dépôt-vente« . Le fonctionnement qu’elle a choisi permet de garantir plus de choix, en terme de quantité mais aussi de taille pour les clients.