Engagé depuis toujours dans le milieu associatif, Christophe Batcabe choisi aujourd’hui de se lancer dans la course aux municipales de La Rochelle. S’il ne revendique aucune étiquette politique, il place « la force du collectif et de l’humilité » au cœur de sa campagne.

Photo La Rochelle Info – Juliette PAPET
Quelle est votre vision du rôle de maire ?
« Le maire est celui qui donne le cap, la vision et la méthode. J’ai beaucoup écouté, j’écoute encore, et mon rôle est aujourd’hui de faire la synthèse pour proposer une vision claire pour La Rochelle. Une ville où l’on vit, pas seulement une ville où l’on construit des logements.
Le maire doit proposer une vision globale, des solutions concrètes, être un facilitateur du quotidien. Écouter, décider et s’appuyer sur les techniciens de la ville. Être maire, c’est servir avec éthique, méthode et proximité, et faire vivre une démocratie locale aujourd’hui abîmée, où l’éthique n’est pas toujours au rendez-vous. »
Quelle est la première mesure que vous comptez appliquer en tant qu’élu ?
« Mettre en place immédiatement une méthode de gouvernance claire et transparente : audit des grands projets, remise à plat des priorités, création d’instances de dialogue avant d’agir.
Mais il y a aussi des actions simples et immédiates : améliorer le cadre de vie au quotidien, comme la gestion des déchets en centre-ville, et se réconcilier rapidement avec les maires des autres communes de la CDA, avec le Département. Sans relations apaisées et constructives, rien n’est possible. »
Quel est votre engagement principal pour ce mandat ?
« Réconcilier La Rochelle avec elle-même. Réconcilier les quartiers, les mobilités, les usages, redonner de l’ambition à notre ville.
Je veux une ville qui puise dans ses racines – son histoire, ses traditions, ses événements populaires – tout en se projetant vers l’avenir, pour créer de l’emploi, être attractive économiquement et offrir un avenir à nos jeunes. Mon engagement est de redonner une vision et une fierté aux Rochelais : vivre mieux, plus simplement, et être fiers de leur ville. »
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter ?
« L’envie de sortir des postures idéologiques, des guerres d’ego et des blocages politiques qui ont fait perdre beaucoup de temps à La Rochelle.
Notre ville est à un moment décisif de son histoire : soit on continue comme avant, soit on reprend la main. Trop de décisions ont été subies, trop d’occasions manquées. Je suis candidat pour améliorer la sécurité, fluidifier les mobilités et remettre du pragmatisme et du bon sens dans l’action publique. »
Comment allez-vous prendre en compte le changement climatique dans vos décisions politiques ?
« Par des décisions pragmatiques et adaptées au territoire : sobriété foncière, rénovation énergétique, mobilités efficaces, végétalisation, protection du littoral et adaptation au changement climatique. L’écologie doit être utile et concrète, pas punitive ni dogmatique. »
Comment comptez-vous soutenir l’attractivité du territoire ?
« En faisant de La Rochelle une ville connectée, tournée vers la recherche, l’innovation et le développement économique.
Mais aussi une ville où l’on vit : avec des événements, des spectacles, des équipements culturels, et des espaces de vie comme une friche réinventée, pensée comme un lieu de rencontres intergénérationnelles. Une ville vivante, pas une ville-musée. »
Selon vous, quelles sont les priorités à gérer à La Rochelle ?
« Les mobilités, le logement, l’accès aux soins, la vitalité économique et le lien social. Ces sujets sont indissociables et doivent être traités de manière cohérente. La priorité surtout d’assurer une bonne gestion budgétaire. L’argent public, c’est pas de l’argent magique. Dépenser mieux et vouloir rendre meilleur. Il faut aussi repenser la mobilité, le plan de circulation, du stationnement, créer par exemple un RER urbain. Il faut aussi rendre les quartiers attractifs, avec une charte architecturale par quartier. Que chaque quartier raconte une histoire. Il faut que chaque quartier ait un cœur de vie, une place où on peut implanter du commerce. Enfin, il faut se donner les moyens de retrouver l’ambition de faire rayonner la ville. »
Le détail du programme est attendu pour début février NDLR.
Quelles actions envisagez-vous pour rendre les quartiers plus vivants et renforcer le lien entre habitants ?
« Rendre les quartiers plus beaux et plus identifiables. Je propose une charte architecturale donnant une véritable identité à chaque quartier, afin que l’on reconnaisse et que l’on soit fier de chaque partie de la ville.
Chaque quartier doit avoir un centre de vie. Une place, des commerces, un lieu de rencontre. Les habitants doivent aussi pouvoir faire des choix sur l’aménagement de leur quartier, via des budgets ou des dispositifs participatifs. »
Qu’allez-vous mettre en place pour informer les habitants et les associer aux décisions importantes pour la ville ?
« Des outils numériques accessibles, mais surtout une véritable culture de la concertation. Les décisions ne se prennent pas seul dans un bureau.
Les réunions publiques doivent cesser d’être descendantes. Elles doivent servir à écouter les habitants, pas à leur faire la leçon ni à les infantiliser. »
Comment souhaitez-vous soutenir les événements, les associations, la culture et les activités accessibles à tous ?
« La collectivité ne peut pas tout faire, mais elle peut libérer les énergies. Les associations sont portées par des bénévoles engagés, avec des projets et des convictions. Il faut leur faire confiance, les accompagner, simplifier leur action et compter sur elles pour construire les projets d’avenir. »

