Ouvert le 15 novembre dernier, le Pop up Rochelais propose à des créateurs de louer un espace de vente pour une courte durée. Pensé comme une alternative aux boutiques traditionnelles, le lieu veut faciliter l’accès au commerce physique pour les marques indépendantes, souvent uniquement en ligne.

Le Pop up Rochelais, situé 3 rue du Port, est né de l’association de Paol Bernard et Hermine, deux amis âgés de 22 ans. Paol Bernard est commercial dans le secteur de la boisson. Hermine est créatrice d’une marque de bandeaux basée à La Rochelle, avec également une boutique à Bali.
Habituée à louer des pop-up stores dans d’autres villes comme Bordeaux ou Paris, Hermine a constaté qu’aucune offre similaire n’existait à La Rochelle. Elle a donc demandé des conseils à Paol Bernard, et ils se sont associés. « Elle voulait créer un concept, je lui ai dit de faire un pop-up. Et c’est comme ça qu’on est devenus associés« , se souvient Paol Bernard.
Fonctionnement sur mesure
Le Pop up Rochelais fonctionne sur un modèle de location flexible. La durée minimale est de deux jours, mais les créateurs peuvent s’installer pour une semaine ou plus. Les tarifs sont dégressifs en fonction de la durée. Ils varient également selon la période de l’année, avec des prix plus élevés en été.
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Pour louer les locaux, les créateurs prennent directement contact via les réseaux sociaux. Ce sont les gérants qui sélectionnent les projets.
Les profils accueillis sont variés, ce qui réjouit Paol Bernard. « Nous avons des gens d’un peu partout« .
Varié en termes de provenance des créateurs, donc, mais aussi en termes de produits proposés. « Le premier mois était complet, on a eu des bijoux, des bougies, des vêtements, des bandeaux. C’est vraiment sympa ».
« Rencontrer les clients »
L’objectif d’ouvrir ce lieu était d’abord de permettre aux créateurs de rencontrer leurs clients. « Beaucoup se sont lancés, mais beaucoup en ligne. On voulait leur donner la possibilité de rencontrer leur clientèle. Ça se perd, le contact client« .
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Louer quelques jours ou quelques semaines le Pop up rochelais, c’est aussi une alternative à l’achat d’un local. « C’est compliqué pour eux d’avoir un local. Les loyers sont très chers. Les charges coûtent aussi, en plus de l’électricité et des taxes« , témoigne Paol Bernard.
« On veut faire quelque chose d’accessible« , poursuit-il, « que les créateurs en ligne puissent rencontrer les clients en physique« .

Ceux qui le souhaitent peuvent aussi partager l’endroit et être deux créateurs en même temps au Pop up, pour « proposer des œuvres différentes« . Mais il faut que cela vienne d’eux. « Je ne veux pas les forcer, parfois on ne s’entend pas avec les gens. mais si la demande vient d’eux, alors on accepte avec plaisir« .
Vers d’autres villes touristiques
SI pour l’instant les réservations du pop up se font uniquement par les réseaux sociaux, Paol Bernard travaille actuellement sur la création d’un site internet. « Il est surtout destiné aux créateurs. Ils pourront découvrir le concept et réserver leurs créneaux directement dessus« .
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Le but n’est en tout cas pas de proposer les produits du magasin à la vente en ligne. « Eux ont déjà leur site, ils font leur propre pub. Nous, on va proposer un site vitrine, qui permet de découvrir notre pop up« .
D’autres idées
Mais ce n’est pas le seul projet sur lequel Paol Bernard travaille. « On regarde pour le dupliquer ailleurs, dans d’autres lieux touristiques« . Il pense notamment à Bordeaux, même s’il existe déjà des lieux similaires. « On a un modèle sympa, on rencontre les créateurs et on leur faire de la pub sur les réseaux sociaux« .

